Le pissenlit est notre ami!

Parmi les plantes que l’on appelle “mauvaises herbes”, il y en a une qui m’est assez familière : le pissenlit! Oui, je me doute que vous la connaissez bien vous aussi puisqu’on la trouve partout : dans les prairies, au bord des chemins, au milieu des pelouses… Chez moi, la tondeuse n’est pas toujours passée régulièrement. Il y a parfois des tas de pissenlits dans tout le jardin. Certaines personnes regardent sûrement à travers le grillage en se disant “Quelle négligence!” mais, pour ma part, j’ai une vision des choses bien différente…

Le pissenlit, ami du jardinier contemplatif

Quand je regarde mon mini champ de pissenlits, je suis ra-vie! Ces petites touches jaunes au milieu de l’herbe me plaisent énormément. Il y a des périodes où je n’ai pas beaucoup de fleurs alors elles compensent un peu le manque de couleurs. Je songe aussi aux petits animaux qui sont en train de s’y régaler et cela m’apporte une grande satisfaction.

Si je m’approche et que je regarde de plus près, j’observe les formes des fleurs. Il faut dire qu’il en existe beaucoup car le pissenlit n’est pas une plante mais une famille de plantes.    

fleur de pissenlit   fleur de pissenlit  fleur de pissenlit   fleur de pissenlit

Pour les botanistes, les “vrais” pissenlits sont ceux qui appartiennent au genre Taraxacum. Dans ce genre, il y a environ 1 200 espèces et sous-espèces rien que pour l’Europe. Certaines ont des fleurs blanches!

Pour le commun des mortels, un pissenlit est une plante avec une longue racine, des feuilles dentelées et une fleur jaune qui devient une boule blanche rigolote! On appelle donc parfois (souvent?) “pissenlits” des plantes qui n’appartiennent pas réellement à cette famille. Moi, ça ne m’empêche pas de dormir! Dans mon jardin, il y a des plantes qui ressemblent à des pissenlits mais qui, en réalité, n’en sont pas. Je ne garantis pas non plus que toutes les photos de fleurs de cet article soient des fleurs du genre Taraxacum. En effet, la fleur seule ne suffit pas à identifier ce genre.

Vous êtes beaucoup plus tatillon que moi et vous voulez savoir comment reconnaître un “vrai” pissenlit? Ne vous inquiétez pas, je vais vous donner des indications pour vous aider à faire le tri. Et si vous avez encore un doute sur une plante que vous avez repérée, il vous faudra utiliser un guide de détermination des plantes sauvages ou poster des photos sur un forum spécialisé.

1) les fleurs du pissenlit

J’ai une question pour vous. Combien de fleurs voyez-vous sur la photo ci-dessous?

fleur pissenlit  

Vous avez flairé, le piège, j’imagine. Bien vu! Sur cette photo, on ne voit pas une fleur mais un capitule. Kesako? C’est un ensemble de fleurs regroupées qui semble n’en former qu’une. Toutes ces petites fleurs sont appelées fleurons. Sans petite queue (sans pédoncule), elles sont accrochées directement à un réceptacle.

Grâce cette particularité, le pissenlit appartient à la grande famille des ASTERACEES* (avant, on disait les COMPOSEES*). Dans cette famille, on trouve également le chardon, la marguerite, le cosmos, le tournesol… Oui, vous avez bien compris, chaque “fleur” de ces plantes est en réalité composée d’une multitude de petites fleurs!

*J’écris les noms des familles en majuscules parce que c’est une règle de la nomenclature botanique et que si on les écrit en minuscules ça fait mal aux yeux des botanistes et moi je veux que les yeux des botanistes aillent bien (et les yeux des autres aussi, tant qu’à faire).

 

Revenons au pissenlit. Vous vous dites certainement “Mais elle a quelle forme, alors, la vraie fleur de pissenlit? Parce que là, je ne comprends plus rien!”

La vraie fleur de pissenlit (le fleuron, donc) est composée de 5 pétales. Ces pétales sont réunis en une sorte de tube qui se termine par une espèce de grande languette (la ligule). Voici une photo de fleuron. La qualité n’est pas au rendez-vous car je l’ai faite moi-même et je ne suis pas équipée pour de la macro. Cela vous donne tout de même une bonne illustration de la forme (cliquez pour agrandir) :

fleuron pissenlit légendé

Sur la photo suivante, que vous pouvez aussi agrandir, on voit nettement que toutes les ligules (languettes) sont formées par 5 pétales collés ensemble.

 fleur de pissenlit, capitule, macro, ligule
Vous avez dû remarquer qu’une tige très fine dépasse du tube de chaque fleuron ; c’est son appareil reproducteur (ou du moins sa partie visible).

Chaque fleuron comporte des organes mâles et des organes femelles, le pissenlit étant une plante hermaphrodite.

Commençons par le bas du fleuron :

  • L’ovaire, qui contient les ovules (cellules femelles), ne se voit pas puisqu’il est tout au bout, accroché au réceptacle.
  • En revanche, on peut voir une espèce de petit tuyau qui sort de la partie en tube du fleuron : ce sont 5 étamines soudées ensemble. Les étamines sont des organes mâles, elles produisent le pollen (cellules mâles).
  • Une tige se terminant par 2 petits zigouigouis rigolos sort de ce mini tuyau formé par les étamines. Cette tige très fine appartient à l’appareil reproducteur femelle de la plante, on l’appelle le style.
  • Les zigouigouis qui le terminent -les scientifiques disent plutôt stigmates– ont pour fonction de faire glisser le pollen vers le centre du style afin qu’il descende jusqu’à l’ovaire. Attention, je parle bien de pollen d’un autre fleuron! C’est assez facile à trouver quand on a des dizaines de fleurons serrés les uns contre les autres! Smile

Je vous mets à nouveau une photo sur laquelle vous pouvez cliquer :

pissenlit appareil reproducteur, stigmates, capitules, style, étamines, macro

 

2) la “tige” et les feuilles du pissenlit

La “tige” du pissenlit n’en est pas vraiment une car elle ne possède pas de feuilles. C’est une hampe florale . Elle ne porte qu’un seul capitule. Elle est assez lisse. Si on la coupe, on se rend compte qu’elle est creuse et qu’un liquide blanchâtre s’en écoule.

Au bout de la hampe, sous la “fleur”, on peut remarquer des espèces de petites feuilles présentes sur deux rangées. Ce sont des bractées. En botanique, on ne considère pas vraiment les bractées comme des feuilles mais plutôt comme une partie de la fleur. Les bractées sont toujours présentes sous la fleur, elles sont là pour la protéger. Avez-vous remarqué que les “fleurs” de pissenlit s’ouvrent largement au lever du jour et qu’elles se referment le soir? Regardez de plus près comme elles sont bien abritées :

pissenlit fermé, bractées, tige, hampe, taraxacum

Au fait, j’insiste sur les deux rangs de bractées  car ils sont un très bon moyen de reconnaître un pissenlit! Chez moi, il y a des plantes que je prenais pour des pissenlits mais j’ai pu voir que leurs bractées s’organisaient sur une seule ligne. Je sais donc que je me trompais!

pissenlit feuilles

Les feuilles du pissenlit sont les premières à sortir aux beaux jours. Elles sont organisées en rosette, c’est-à-dire qu’elles sont toutes situées au même niveau, près du sol, et étalées en cercle. Elles sont assez longues, fines et glabres (sans poils). Elles présentent des découpes plus ou moins profondes. On dit que c’est leur forme en dents de scie qui a donné au pissenlit le surnom de “dent-de-lion”. Le nom anglais de la plante est dérivé de cette appellation puisque pissenlit se dit ‘”dandelion” in english.

3) les racines du pissenlit

Vous avez déjà essayé d’arracher un pissenlit? Si c’est le cas, vous savez que c’est très difficile! On vient difficilement à bout de sa racine pivotante qui s’enfonce profondément dans la terre (plusieurs dizaines de centimètres). Une racine pivotante est une racine “pilier”, généralement assez droite et qui sert de support à d’autres racines bien plus fines. 

La racine du pissenlit lui permet de survivre dans des conditions difficiles. Assez charnue, elle lui sert de réserve de nourriture. Profonde, elle va puiser l’eau loin dans le sol.

Lorsqu’on sait que la plante peut se régénérer s’il lui reste seulement quelques petits centimètres de racine, on comprend pourquoi on ne parvient pas à l’éliminer…

Les racines survivent dans la terre tout l’hiver ; le pissenlit est une plante vivace qui repart au printemps suivant. Elle dure plusieurs années puis finit par s’épuiser.

4) comment reconnaître un pissenlit?

Allez, on récapitule les caractéristiques communes à la plupart des “vrais” pissenlits :

  • il n’y a qu’une fleur (un capitule) sur chaque tige (chaque hampe)
  • il y a 2 rangées de bractées sous le capitule (une où elles sont tournées vers le haut et l’autre où elles sont plutôt tournées vers le bas)
  • la tige (la hampe) est creuse et produit un jus laiteux
  • les feuilles se situent uniquement au pied de la plante, elles sont fines et découpées
  • les racines comprennent une longue racine “pilier” et quelques autres racines qui partent de ce pilier
  • la plante est glabre, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de poils, ou très peu

Le pissenlit, ami des insectes

pissenlit papillon Je ne vais pas beaucoup développer cette partie car nous aurons d’autres occasions d’étudier ce qui se passe quand des insectes butinent.

 

gendarme sur pissenlitSachez simplement que ces petites bêtes se nourrissent de pollen et de nectar. C’est avec ce même nectar que les abeilles fabriquent le miel.   

 

abeille sur pissenlitLe pissenlit étant très riche en nectar, il est visité par de nombreux insectes butineurs. Il fleurit longtemps (de mars à octobre environ) et apporte de la nourriture même dans les “périodes creuses”.

 

 Le pissenlit, ami des enfants 

Le pissenlit est vraiment l’ami des enfants! Comme il se trouve partout, et que sa couleur est vive, c’est souvent l’une des premières fleurs avec laquelle ils jouent. Ils la regardent, ils la coupent, ils la sentent, ils l’écrasent, ils la goûtent et… ils font leurs premiers bouquets pour maman chérie! Red heart

pissenlit bouquet

Non, je n’ai pas oublié! Je sais que vous y pensez depuis le début de cet article! Vous qui avez gardé une âme d’enfant, vous vous dites “Mais quand est-ce qu’on a le droit de souffler dessus?” Bonne nouvelle, c’est le moment!!! Et comme ça m’amuse aussi, je vous propose de le faire ensemble. Attention, on se prépare… 1… 2… et …3!

pissenlit vole au vent

Wouah, c’est beau! Il y en a partout autour de nous! C’est léger, c’est aérien, ça vole, ça voyage, ça chatouille…

Merci d’avoir partagé ça avec moi, c’était trop chou! Oups, attention, vous en avez dans les cheveux! Smile

Oui, je suis d’accord avec vous, un des plus grands plaisirs des enfants (et des grands) avec le pissenlit est de souffler dessus!

Mais, au fait, vous savez ce que c’est que ces petits parachutes blancs qui s’envolent si facilement?

Revenons d’abord un instant à notre histoire de fécondation. Vous vous souvenez? Des grains de pollen mâles d’autres fleurons sont descendus dans le style, jusqu’à l’ovaire (organe femelle), et l’un d’eux a fécondé un ovule. Que s’est-il passé ensuite? Eh bien, lorsque la plupart des fleurons ont été pollinisés, la plante a défleuri et s’est couchée au sol. Chaque ovule fécondé a commencé à produire un fruit (fructification) et, quand tout a été prêt, la plante s’est à nouveau fièrement redressée pour envoyer ses petits au loin.

pissenlit blanc

Alors, nos parachutes? Visuellement, chacun d’eux est formé de 3 parties :
-à la base, un fruit produit par l’une des fleurs (l’un des fleurons) du capitule
-accrochée au fruit, une fine tige blanche
-au bout de la tige, un faisceau de poils blancs

Cette forme particulière permet au fruit de se détacher facilement et d’être porté par le vent. Regardons de plus près :

pissenlit fécondé vu de près 

Ici, on voit bien les fruits secs marron (on les appelle les akènes) qui se détachent du réceptacle floral. Chacun contient une seule graine. Si l’on regarde tous les fruits qui sont encore accrochés et tous les trous du réceptacle, on se rend compte qu’un capitule de pissenlit contient de nombreux fleurons!

pissenlit vole

Là, on observe facilement la forme de nos petits parachutes. Tout est fait pour qu’ils planent aisément. Bien sûr, l’objectif est que les graines se retrouvent le plus loin possible afin que la plante colonise de nouveaux espaces.

 

Quand on sait tout ça, on comprend le caractère quelque peu envahissant du pissenlit! Récapitulons : de profondes racines qui repartent si on les coupe, une multitude de fleurons collés les uns aux autres sur chaque capitule et des fruits super équipés pour faire un long voyage avec leurs graines! Vous pensez que c’est suffisant pour la star du jour? Mais non, il y a encore mieux! Le pissenlit est capable de se reproduire sans fécondation, par parthénogénèse. Mot très compliqué pour dire, qu’en gros, il se clone! Pas étonnant qu’il soit présent sur les 5 continents et qu’on le retrouve à plus de 2 000 mètres d’altitude, (presque) rien ne peut lui faire peur!

Le pissenlit, ami des gourmands

 pissenlit fleurs feuilles racines

Vous n’êtes pas sur un blog de cuisine mais, avec le pissenlit, je suis bien obligée de parler popotte! Pourquoi? Parce que le pissenlit, ça se mange, ça se boit, ça se croque et j’en passe! Remarquez, je crois que c’est le cas d’un grand nombre de plantes sauvages. Et quand je dis que ça se mange, je ne parle pas d’un petit bout de la plante. En gros, on dit “Tout est bon dans le cochon” et, dans le même style, on pourrait dire “Tout nous nourrit dans le pissenlit”! Commençons par le haut de cette petite merveille.

 

 

1) les fleurs du pissenlit (ou capitules, donc)

Avant même que les fleurs apparaissent, on peut récolter les boutons  pour les mettre à macérer dans du vinaigre, accompagnés éventuellement d’aromates, et produire des “câpres de pissenlit”. Je parle bien ici de boutons qui ne se sont encore jamais ouverts, pas quand la fleur se referme le soir. Ces “câpres” originales s’ajoutent à une salade, se croquent à l’apéritif, accompagnent un plat de charcuterie…

Quant aux fleurs ouvertes, elles se consomment crues ou cuites . Il faut les récolter en pleine journée, lorsqu’elles sont bien épanouies. On peut les intégrer telles quelles à une salade, par exemple. Il existe des recettes pour en faire de la confiture ou de la gelée qui porte le joli nom de “miel de pissenlit” (“cramaillote” en Franche-Comté où l’on surnomme le pissenlit “cramaillot”). Côté boissons, les fleurs entrent dans la composition de sirops, de thés, de vins, de bières…

Il y a de nombreuses recettes sur le net mais on peut aussi acheter tout ça déjà préparé dans de petites boutiques en ligne du style “produits de la ferme”.

Vous avez envie de cuisiner les fleurs de pissenlit et vous ne savez pas par quoi commencer? Cette recette de croque-monsieur vous fera peut-être envie! Smile

 

 

2) les feuilles du pissenlit

C’est beaucoup plus connu, les feuilles de pissenlit se consomment crues, en salade. Cette utilisation des feuilles est tellement répandue que l’on peut les trouver sur les étals des marchés, voire dans les supermarchés. Les vendeurs de graines proposent même différentes variétés de pissenlit pour les jardiniers qui souhaitent le cultiver. Je précise qu’il faut récolter les feuilles au tout début du printemps, dès qu’elles sortent. Une fois que les plantes ont fleuri, l’amertume est trop développée et les feuilles sont difficilement mangeables crues.

J’ai essayé d’en consommer, une année, en les récoltant dans mon jardin. Je n’ai pas été conquise, je dois l’avouer. C’était trop amer pour mon goût.

Pour éviter l’amertume des feuilles, une des solutions du jardinier consiste à les blanchir en faisant pousser la plante dans un endroit sombre (à la manière d’une endive). On peut, par exemple, la recouvrir d’une cloche ou d’un tas de paille. Pour enlever l’amertume des feuilles plus anciennes, j’ai lu qu’on pouvait les cuire dans 2 bains successifs de 5 minutes chacun. Il s’agit de les faire bouillir 2 fois en changeant l’eau de cuisson, bien sûr. Elles peuvent ensuite être poêlées avec des oignons, de l’ail, des lardons et tout ce que vous jugerez utile pour donner du (bon) goût. On peut aussi les intégrer à des quiches, à un plat de pommes de terre ou à une omelette.

Et les feuilles, elles ne se boivent pas? Bien sûr que si! En smoothie frais pour la version crue et en velouté chaud pour la version cuite! Be right back

3) les racines du pissenlit

pissenlit racines

Mais oui, les racines de pissenlit se mangent aussi! Elles, elles se récoltent plutôt à l’automne, quand la plante entre dans sa période de repos. On les lave et on les brosse. Après, on peut les couper et les rôtir ou les frire. Si elles ne sont pas trop grosses, on les cuit dans l’eau bouillante et on les consomme comme des salsifis. Elles se dégustent également en purée et certains parlent même de les manger crues.

Séchées, les racines de pissenlit se boivent en infusion. Coupées en morceaux, torréfiées (grillées au four) puis réduites en poudre, elles deviennent…un substitut de café! Incroyable, non?

Au fait, avez-vous noté que les racines de la photo ne sont pas totalement “réglementaires”? Normalement, il n’y a qu’une seule grosse racine pivot!

 

4) Avertissements!

Si vous souhaitez consommer du pissenlit frais, ne le ramassez pas n’importe où! Assurez-vous que la zone n’est pas polluée. Si un agriculteur est passé par là, il y a de grandes chances pour que des produits chimiques aient été pulvérisés. Méfiez-vous également des prairies inondables qui ont accueilli des animaux d’élevage car ces conditions peuvent permettent la transmission d’un ver (la douve du foie).

Même s’il y a peu de risques car la majorité des ASTERACEES à fleurs jaunes sont comestibles, n’oubliez pas de vérifier qu’il s’agit de pissenlits !

Le pissenlit, ami des soigneurs

coeur en fleurs de pissenlit

J’ai été assez bavarde dans la partie cuisine donc je vais tenter d’être plus succincte dans la partie “médecine naturelle”. Sachez que le pissenlit est employé en médecine depuis l’Antiquité (médecine grecque). On a trouvé également des traces écrites anciennes prouvant son utilisation en médecines arabe et chinoise.

Ses vertus sont nombreuses. Son point fort est qu’il aide à éliminer, à détoxifier. Il est un allié des reins, du foie et de la vésicule biliaire. C’est un très bon diurétique (il fait uriner) et c’est ce qui lui a donné son nom français : “pissenlit” vient de “pisse au lit”. Pas très classe, je sais…

Des recettes de lotions ou de crèmes à base de fleurs de pissenlit existent pour atténuer les taches sur la peau (taches de rousseur, taches de vieillesse…)

Avez-vous noté que l’on n’a pas encore parlé de l’utilisation de la “tige” (la hampe) du pissenlit? Il est grand temps! La tige fraîche aurait une action intéressante sur la vésicule biliaire et nettoierait l’estomac. Son jus laiteux peut servir à soigner les verrues et à soulager les démangeaisons (attention à une réaction allergique possible). Rien à voir avec ce paragraphe soins du corps mais j’ai trop envie de vous le dire : des industriels ont réussi à fabriquer des pneus avec le latex des tiges et des racines d’une espèce de pissenlit! La première fois que cela a été réalisé date un peu (2nde guerre mondiale) mais de nouveaux prototypes sont sortis il y a quelques années. Le latex du pissenlit pourrait remplacer le caoutchouc de l’hévéa, et pas seulement pour les pneus.

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin : le pissenlit -surtout sa racine- aurait d’importantes propriétés anti-cancer. Cela fait une petite dizaine d’années que des recherches sont menées par l’équipe de Siyaram Pandey au Canada et les résultats sont très encourageants.

Ah non, il me reste une chose à dire! Le jardinier qui veut soigner ses plantations peut effectuer un purin de pissenlit. On conseille d’utiliser la plante entière, racines comprises, pour préparer cette décoction. Le purin de pissenlit est un excellent activateur de croissance et il améliore la qualité du sol. On peut même l’utiliser avec des plantes d’intérieur, après un rempotage.

 

Alors, que dites-vous de tout ça? Trouvez-vous toujours le pissenlit aussi banal? Le considérez-vous encore comme une “mauvaise herbe”? Vous avez compris que je le vois plutôt comme un ami mais vous ai-je convaincu qu’il était également le vôtre? Dites-moi tout ça en commentaire! N’oubliez pas de raconter vos expériences culinaires si vous vous lancez dans l’aventure ou si vous avez déjà testé des plats! Smile


Crédits photos : Sauf mention contraire, toutes les photos sont libres de droit et proviennent du site pixabay.com.

8 thoughts on “Le pissenlit est notre ami!

  1. Alors là, j’avoue que j’ai dû lire ton article en plusieurs fois madame la botaniste! J’avoue même que j’ai dû le relire (…3 fois…!) pour tout comprendre, bravo c’était très intéressant!
    Bonne journée Fleur… Euh, pardon, je voulais dire Flore!!!

    1. C’est assez technique, c’est vrai, surtout si on n’a pas en tête comment se passe la reproduction des plantes à fleurs…
      La partie cuisine est plus simple à comprendre (et a été plus facile à écrire)! 🙂

  2. Waouh ! Merci de redonner au pissenlit toute sa noblesse en écrivant un article si complet 🙂

  3. Merci Flore 😁 ton article est très complet et très documenté ! BRAVO (je suis prof de SVT en collège et ca rentre tout à fait dans le programme de 6e)

    1. Merci pour ce gentil commentaire! 🙂

      Je ne connais pas le programme de 6ème en SVT mais si ça peut aider, tant mieux! 😉

    1. Merci Gilles! 🙂
      Je vais aller lire votre article!

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