Défi “Sorties nature” 2018 (n°13) : Observation des oiseaux migrateurs

Je suis donc maintenant dans la seconde moitié de mon défi “Sorties nature”! Je n’ai pas encore beaucoup “travaillé” autour des oiseaux mais c’est l’un de mes projets. Ca tombe bien, avec la fin de l’année qui arrive, les sorties nature proposées tournent surtout autour de ce thème! Smile

Sortie n°13 : La migration des oiseaux vue du Belvédère des Caillettes

Belvédère des Caillettes, Nibelle (Loiret), association Loiret Nature Environnement (clic), gratuit

Déroulement :

Nous étions une petite dizaine pour cette sortie. Nous avons rejoint le Belvédère des Caillettes d’où nous devions observer les oiseaux migrateurs. C’était la première fois que je le voyais et j’avais hâte de le découvrir! Le Belvédère des Caillettes se situe dans la forêt d’Orléans, au milieu du massif d’Ingrannes. On voit bien sur la photo ci-dessous qu’il se trouve en haut d’une colline :

Belvédère des Caillettes vu d'en bas copie

 

J’aime le fait qu’il soit en bois, c’est tellement logique dans cet environnement. Il a été construit en 2002 en remplacement d’un ancien belvédère qui datait de 1971 et qui était métallique.

Après une petite montée, je l’ai vu de plus près. Il est assez impressionnant, il fait tout de même 24 mètres de haut, soit la hauteur d’un immeuble de 7 étages! Regardez la personne qui se trouve en haut du 1er escalier, sur la droite, et vous vous rendrez mieux compte.

     Belvédère des Caillettes

J’ai donc monté les 157 marches de cet édifice pour me rapprocher du ciel et des oiseaux migrateurs. Tout en haut, on est à 170 mètres d’altitude. Quelle vue! C’est incroyable, on domine la forêt et on a l’impression de voir pratiquement tout le Loiret : les usines de Pithiviers au nord, la cathédrale d’Orléans à l’ouest, la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly au sud-est… 

     vue du Belvédère des Caillettes 2     vue du Belvédère des Caillettes 3    

Comme vous le voyez sur les photos, le soleil n’était pas tout à fait au rendez-vous. La pluie non plus, malheureusement pour la nature qui a bien besoin d’eau… J’avais peur qu’il y ait beaucoup de vent mais c’était raisonnable.

Bon, et les oiseaux, vous allez me dire? On en parle ou pas? Winking smile 

 

On nous a bien expliqué que les oiseaux migrateurs que nous allions observer viendraient du nord (photo du dessus). Ils ne font que passer par chez nous pour aller plus au sud. Nous étions tous équipés de jumelles et deux longues-vues ont été installées pour ne rien rater. 

Un oiseau qui passe, ça va vite et, bien sûr, ça ne choisit pas forcément de voler près du Belvédère pour faire plaisir au public! Je me suis donc rendue compte qu’il fallait être très calé pour déterminer les différentes espèces d’oiseaux migrateurs. On regarde le vol de l’oiseau, sa taille, son physique et sa couleur (si on a le temps de voir quelque chose) et…on l’écoute! Deux des personnes présentes étaient très douées en chants et cris d’oiseaux, ce qui leur a permis plusieurs fois de déterminer qui était en train de passer.

La matinée n’a pas été très riche en observations mais nous savions dès le départ que, comme toute sortie nature, nous allions avoir de la chance…ou pas! Le groupe a tout de même repéré et identifié : des pigeons ramiers, deux milans royaux, des cormorans et différents passereaux. Pour ma part, j’ai profité du savoir des ornithologues présents car je voyais seulement des oiseaux noirs, plus ou moins grands! J’ai de sacrés progrès à faire avant d’être capable de reconnaître des oiseaux en vol rapide comme ceux que nous avons vus!

Du coup, nous avons passé une partie du temps à discuter. Je ne vous cache pas que ce n’était pas très positif mais on ne peut nier la réalité : bouleversement climatique, disparition progressive des oiseaux, us et coutumes dans certains pays où l’on tue de nombreux migrateurs pour le plaisir… Nous avons également parlé de différents oiseaux, migrateurs ou non, ce qui m’a permis d’apprendre des choses. Quelques bonnes nouvelles ont aussi été évoquées. Par exemple, l’idée d’un entrepreneur d’intégrer des structures spéciales au-dessus de fenêtres neuves après qu’il a été alerté par l’association. Pourquoi un tel aménagement? Pour permettre à plusieurs centaines de martinets de retrouver l’an prochain un lieu de nidification après un chantier de rénovation d’immeubles (quartier de la banlieue d’Orléans).

 

Bilan :

J’ai passé une matinée agréable en bonne compagnie. Bien sûr, j’aurais aimé voir plus d’oiseaux migrateurs et, si j’avais eu le temps de faire toute la sortie (elle durait toute la journée), j’aurais sûrement apprécié découvrir d’autres lieux (l’après-midi n’était pas prévu sur le belvédère) et d’autres espèces avec ces passionnés d’ornithologie. Ce sera plus tard…

J’ai pu regarder les milans royaux à la longue-vue et c’était la première fois que j’en voyais en sachant ce que c’était donc j’étais très contente!

 

3 des choses que j’ai apprises durant cette sortie :

  • Je le savais déjà mais il est toujours intéressant d’avoir un petit rappel. Un grand nombre d’oiseaux migrent, c’est-à-dire qu’ils ne passent pas toute l’année au même endroit. La raison de ces déplacements est principalement le manque de nourriture (manque d’insectes, notamment). Parfois, on pense voir le même oiseau toute l’année dans le jardin mais il y a des chances pour que celui vu en été soit parti vers le sud et ait été remplacé par un autre arrivé du nord! Smile 

    En France, on peut distinguer 3 types d’oiseaux migrateurs :
  1. les oiseaux d’été : ce sont ceux qui viennent nicher chez nous en été. Ils arrivent pour les plus précoces début mars et pour les moins pressés au mois de mai. Ils construisent un nid, se reproduisent, élèvent leurs jeunes puis repartent à partir de mi-juillet vers des contrées plus chaudes où ils auront de quoi manger. En général, ils reviennent nicher chaque année dans la zone où ils sont nés. C’est le cas des hirondelles, des martinets, des cigognes, des fauvettes
  2. les oiseaux de passage : ils ne font que traverser notre pays en automne. Ils ont quitté leur zone de reproduction pour aller vers leur zone d’hivernage. C’était notre cible du jour!
  3. les oiseaux hivernants : leurs habitudes de vie sont les mêmes que les oiseaux d’été, bien sûr, sauf qu’ils occupent notre pays à un autre moment de l’année. Ils ont niché au printemps/été au nord de l’Europe et viennent passer l’hiver chez nous, où il fait plus doux. Nous accueillons donc pour la saison froide certains canards, des limicoles (petits échassiers qui aiment les zones humides), des oies…

    Exemple de limicole hivernant sur les côtes françaises, le tournepierre à collier (Arenaria interpres) :

 

tournepierre à collier, photo de jacme31 de flickr.com

 

 

  • Les pigeons ramiers (Columba palumbus) ou palombes sont reconnaissables en vol grâce à leur bande blanche sur chaque aile. Ceux qui nichent en Europe du nord traversent la France pour aller hiverner en Espagne. Ils se déplacent en groupe plus ou moins fourni. Ils passent au-dessus des Pyrénées en automne où de nombreux chasseurs les attendent et le nombre de pigeons ramiers migrateurs commence à diminuer…

 

pigeons ramiers, photo d'Imran Shah de flickr.com

 

 

  • Je ne connaissais pas les mouettes mélanocéphales (Ichthyaetus melanocephalus). Nous n’en avons pas vu mais elles sont arrivées dans la conversation. Elles sont légèrement plus grandes que les mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), ont les ailes plus blanches et la tête bien noire en été. Les mouettes rieuses, elles, ont le bout des ailes noir et la tête couleur chocolat en été.

    Les mouettes mélanocéphales sont moins courantes que les mouettes rieuses mais on peut en voir en France, notamment en région parisienne ou sur la Loire. Dans le Loiret, elles sont régulièrement présentes à Sandillon et à Beaugency. Concernant la migration, on sait que les mouettes qui passent l’hiver chez nous viennent de Pologne, de Belgique, des Pays Bas… On ne sait pas grand-chose des mouettes mélanocéphales qui nichent dans le Loiret puisqu’aucun programme de baguage n’est organisé. En effet, le risque est trop grand sur un fleuve : les petits, effrayés, pourraient vite se retrouver sur l’eau et être emportés par le courant… On sait tout de même que les mouettes mélanocéphales sont des oiseaux qui se déplacent continuellement tout en revenant régulièrement sur les mêmes aires.
    Je vous propose une photo de chaque espèce de mouettes : la mélanocéphale puis la rieuse.

mouette mélanocéphale, photo de Stefan Berndtsson de flickr.com

 

mouette rieuse, photo de Jevgenijs Slihto de flickr.com

 

C’est tout pour cette fois! Smile Pas beaucoup d’observations d’oiseaux migrateurs sur la matinée mais je ne suis pas frustrée car je sais que des tas d’autres sorties vont réparer tout ça! Et vous, ça vous intéresse, les animaux à plumes?

Crédits photos : photos personnelles pour le belvédère, photo du tournepierre à collier de jacme31, photo de pigeons ramiers d’Imran Shah, photo de mouette mélanocéphale de Stefan Brndtsson et photo de mouette rieuse de Jevgenijs Slihto. Ces photographes mettent leur travail à disposition sur le site flickr.com

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