Parc ornithologique de Pont de Gau (Camargue) : défi “sorties nature” n°16

J’ai découvert le parc ornithologique de Pont de Gau et un petit bout de Camargue pendant les dernières vacances! Smile Cette semaine dans le sud avec des amis était prévue depuis des mois et, défi sorties nature oblige, j’avais fait des recherches sur les animations. J’ai trouvé mon bonheur puisque notre gîte était proche des Alpilles, pas très loin du pays de Cau et à une petite heure de la Camargue! Oui, mais voilà, la météo s’en est mêlée et les sorties extérieures ont presque toutes été annulées…

Heureusement, le soleil a remplacé la pluie deux journées dont celle prévue en Camargue! Ouf, j’étais déjà tellement déçue de ne pas avoir pu vivre la soirée d’Halloween à guetter les hiboux grands-ducs dans le massif des Alpilles…

 

Sortie n°16 : visite guidée du Parc ornithologique de Pont de Gau (Camargue)

Parc ornithologique de Pont de Gau (clic), Saintes Maries de la Mer (Bouches du Rhône), 5€ en plus de l’entrée du parc à 6€

Déroulement :

1) Une introduction de toute beauté

L’animation a démarré comme je l’aime puisque nous avons d’abord parlé du contexte. Le contexte, quel contexte? La Camargue, bien sûr! Winking smile 

En quelques minutes, notre guide a abordé l’origine de la Camargue (qui est artificielle et non naturelle), le rôle des taureaux, les spécificités des chevaux de la région et l’intérêt du coin pour les oiseaux. Tout ça sous une forme ludique puisqu’elle n’a pas récité de discours mais a posé de nombreuses questions en mettant à l’honneur les enfants (ravis, pour certains, d’étaler leur savoir!)

Nous étions devant une carte donc elle nous a ensuite présenté rapidement les différents milieux naturels et les plus grandes villes aux alentours. Pour quelqu’un comme moi qui venais passer seulement une journée en Camargue, c’était juste parfait!

Le groupe, composé d’environ 25 personnes, s’est ensuite déplacé. La visite du parc ornithologique n’a pas vraiment démarré à ce moment-là car notre animatrice a entamé la 2ème partie de son introduction consacrée cette fois aux oiseaux, à la gestion de l’eau dans le parc pour qu’ils s’y sentent bien et à leur migration. Là encore, c’était intéressant, interactif et pas trop long.

Nous étions fin prêts à découvrir le parc ornithologique de Pont de Gau et nous avons suivi notre guide avec enthousiasme lorsqu’elle a annoncé le départ!

 

2) Un tour du parc adapté aux familles

Nous nous sommes rapidement arrêtés devant une volière abritant une cigogne blanche.

cigogne-blanche-parc-ornithologique-pont-de-gau

Bien sûr, nous avons appris des choses sur les cigognes mais ce n’était pas du tout représentatif du parc de Pont de Gau. Pourquoi? Parce que cette cigogne a été ramassée blessée et qu’elle ne peut plus voler, d’où son enfermement. Cela permet de lui donner des soins et  de la protéger des prédateurs (renard, fouine, blaireau, sanglier, belette, hibou grand-duc…) Elle fait partie des exceptions parce que ce qui est un peu magique, dans ce parc, c’est que les oiseaux évoluent en totale liberté. Ce ne sont pas des animaux dressés mais des oiseaux sauvages qui ont décidé de s’y installer pour un temps plus ou moins long.

Rappelez-vous, j’indiquais ici que le lac de Grand-Lieu était la deuxième réserve ornithologique française après… la Camargue! Smile  Cette région est très favorable aux oiseaux et constitue une magnifique station service lors du voyage des migrateurs. Des espèces vivent donc dans ce joli coin toute l’année, d’autres seulement au printemps/été ou en automne/hiver et d’autres encore ne font que s’y arrêter pendant leur long périple. Par conséquent, les populations évoluent en fonction des saisons et des voyages migratoires.

Après la cigogne, nous avons donc commencé à observer des animaux sauvages en liberté. Certains ne semblaient pas du tout dérangés par le public, d’autres se cachaient ou s’étaient placés dans les endroits du parc peu fréquentés. Au cours de notre tour, nous avons ainsi rencontré :

  • des aigrettes garzettes qui ont les doigts jaunes
  • des grandes aigrettes qui sont bien plus grandes que celles citées précédemment (voir photo)
  • des hérons garde-bœuf qui sont souvent postés sur les chevaux ou les taureaux car ils mangent leurs insectes parasites
  • des hérons cendrés qui sont gris (photo)
  • des hérons bihoreaux qui sont très malins mais assez difficiles à voir car craintifs
  • des mouettes
  • un ibis sacré qui est un oiseau exotique certainement échappé d’un zoo
  • des flamants roses qui sont les stars du parc en cette saison et pour tout l’hiver

grande aigrette et aigrette garzette, article parc ornithologique de Pont de Gau

héron cendré, ardea cinerea, article parc ornithologique de Pont de Grau

Nous avons reçu des explications sur les différentes espèces observées mais ce sont bien les flamants roses qui ont été mis à l’honneur. Très nombreux et extrêmement bruyants, on ne pouvait pas les rater! Figurez-vous que la Camargue est le seul endroit en France où ils se reproduisent en toute liberté! Nous les avons vus en période de parade nuptiale et c’était un spectacle incroyable, surtout que toutes leurs mimiques étaient expliquées par notre accompagnatrice!

 

3) Un bonus pour les adultes intéressés

Après presque 2 heures de visite, notre animatrice nous a proposé de poursuivre le parcours dans un endroit du parc plus éloigné et moins propice aux enfants. Les familles encore présentes ont préféré s’éclipser, leur progéniture réclamant à manger, et nous avons continué à une douzaine de personnes.

Nous avons marché jusqu’à un endroit bien plus calme. Nous sommes entrés dans un observatoire grand luxe à 2 étages. Jugez plutôt :

observatoire-parc-ornithologique-pont-de-grau

Voici la vue d’en haut :

vue-observatoire-parc-ornithologique-pont-de-grau

Et celle d’en bas :

vue-bas-observatoire-parc-ornithologique-pont-de-grau

Nous avons pu observer aux jumelles et à la longue-vue différentes espèces :

  • des foulques macroules qui ont un bec et un front bien blancs contrastant avec leur couleur noire
  • des cygnes
  • des goélands
  • des avocettes élégantes qui sont réellement élégantes avec leur bec tout fin et recourbé (photo)
  • des sarcelles d’hiver qui sont les canards d’Europe les plus petits et dont les mâles sont très beaux avec leur bandeau vert sur tête rousse (photo)
  • des chevaliers guignettes (photo)
  • des bécassines des marais (photo)
  • des canards souchets

Sur le retour, notre guide  a entendu un martin pêcheur et un râle d’eau.

avocette-élégante

sarcelle-hiver-male

chevalier-guignette-photo-Frans-Vandewalle

becassine-des-marais-photo-Frans-Vandewalle

Vous avez remarqué que plusieurs de ces oiseaux ont un bec long et fin? Cela leur permet de fouiller la vase pour y trouver leur nourriture.

 

4) Un petit moment de solitude

Après le déjeuner, j’ai pris le temps de m’aventurer à nouveau dans le parc afin de faire de nouvelles découvertes. J’ai eu le grand plaisir de profiter toute seule du spectacle d’une spatule blanche en train de se nourrir! Vous vous souvenez de cette star du lac de Grand-Lieu que je n’avais pas du tout aperçue là-bas? Allez revoir l’article ici si vous voulez sa photo! Winking smile 

Tout comme la cigogne, des hiboux grands-ducs et un milan noir étaient présentés dans des volières.

Je précise que, bien sûr, il n’y a pas que des oiseaux à voir dans le parc de Pont de Gau : quelques moustiques sont venus me dire tout le bien qu’ils pensaient de mon article sur Halloween (il est ), j’ai croisé de nombreuses libellules, nous avons aperçu plusieurs ragondins

libellule-parc-ornithologique-pont-de-grau

 

J’ai pris un peu de hauteur pour avoir une vue plus lointaine du parc ornithologique et de ses environs. J’ai observé les différences entre la roselière (composée de roseaux) et les marais :

roselière-parc-ornithologique-pont-de-grau

 

marais-parc-ornithologique-pont-de-gau

Bilan :

J’imagine que ça se sent dans mon article, j’ai adoré ce parc et cette visite! Smile J’ai trouvé les explications variées et j’ai apprécié qu’elles soient adaptées aux enfants. J’ai aussi aimé la dernière partie de l’animation en groupe restreint plus propice à la découverte d’autre espèces.

Mes amis n’ont pas suivi la visite guidée mais se sont également promenés dans le parc de Pont de Gau. Ce ne sont pas des amoureux de la nature comme moi donc j’avais peur que leur matinée ne soit pas passionnante… Eh bien, figurez-vous que tout est très bien organisé et qu’ils ne se sont pas ennuyés une seconde! Des personnes du parc sont postées à certains points stratégiques afin de donner des explications, de répondre aux questions du public et de mettre à disposition une longue-vue. Quelle bonne idée!

Mes amis ont donc eux aussi apprécié leur visite du parc ornithologique de Pont de Gau et ont beaucoup appris!

3 des choses que j’ai apprises lors de cette sortie :

  • Les oiseaux migrateurs, nous l’avions vu dans cet article, ne déménagent pas à cause du froid mais à cause du manque de nourriture.

    Beaucoup d’entre eux rejoignent les terres africaines mais ils ne passent pas tous au même endroit pour autant. Certains font même de grands détours comme les rapaces ou les cigognes qui usent beaucoup d’énergie à battre des ailes. Ils ont besoin des courants d’air chaud pour prendre de la hauteur et se déplacer. Ces courants ascendants n’étant pas présents au dessus de la mer, ils vont donc survoler l’Espagne et rejoindre l’Afrique via le détroit de Gibraltar.

    Pour s’orienter, ils utilisent a priori le soleil et des points de repère visuels alors que les oiseaux qui volent de nuit se fient aux étoiles. On a aussi découvert que certains oiseaux possèdent de la ferrite dans leur tête et on pense qu’elle leur indique continuellement où se trouvent le nord et le sud. En réalité, il y a encore de nombreux mystères autour de la migration, on ne sait pas tout!

 

panneau-migration-parc-ornithologique-pont-de-crau

 

  • Avez-vous déjà remarqué que les oiseaux se mettaient souvent sur une seule patte? Mais si, retournez en haut de l’article, vous allez voir que la cigogne avait cette position lorsque je l’ai photographiée!
    En fait, ils font ça pour reposer et réchauffer la patte repliée. Souvent, ils mettent aussi la tête dans le cou et gonflent leurs plumes pour être bien protégés du froid. Il paraît que c’est très efficace!

oiseau-sur-une-patte-photo-Franck-Vasseur

  • Je crois que j’ai tout appris sur le flamant rose ou, en tous cas, sur sa parade nuptiale! J’ai de quoi lui consacrer un article entier! Winking smile 

    Allez, je vous mets l’eau à la bouche : les flamants roses sont très grégaires, c’est-à-dire qu’ils vivent en groupe. Cela les aide à échapper à leurs ennemis que sont le renard, le sanglier ou le hibou grand-duc.
    Ils ne sont pas migrateurs mais plutôt nomades ; ils se déplacent autour de la Méditerranée. Ils s’installent dans un lieu sécurisé pour passer l’hiver et trouver un partenaire pendant la parade nuptiale. Celle-ci dure environ 5 mois, c’est très long! Cela me laisse largement le temps d’écrire un article sur eux! Smile 

    Une dernière information : les flamants roses se ressemblent tous. Eux-mêmes ne se différencient pas les uns des autres visuellement. Pour reconnaître leur chéri(e) ou leur petit, ils utilisent leur voix. Leur cri est leur identité et j
    e peux vous dire qu’on s’en rend vite compte quand on passe un peu de temps au parc de Pont de Gau!

 

flamants-roses-parc-ornithologique-pont-de-grau

 

Ma journée en Camargue est passée très vite et j’espère que j’aurai l’occasion d’y retourner et de prendre mon temps pour découvrir cette région. Ce qui est sûr, c’est que je retournerai au parc ornithologique de Pont de Gau! Je n’en ai pas fait le tour complet et j’aimerais voir les espèces présentes à un autre moment de l’année. Et vous, la Camargue, ça vous tente? Winking smile

Crédits photos : photos personnelles ou libres de droits sauf celle des aigrettes qui est de Ferran Pestaña, celle du héron cendré qui est de Juan Emilio, celles du chevalier guignette et de la bécassine des marais qui sont de Frans Vandewalle et l’avant-dernière qui est de Franck Vasseur.

 

2 thoughts on “Parc ornithologique de Pont de Gau (Camargue) : défi “sorties nature” n°16

  1. La visite de ce parc est à faire et à refaire! On en ressort amoureux des flamants roses. On a beaucoup appris grâce aux animatrices postées aux observatoires. On est très fier de pouvoir mimer la parade nuptiale de ces bruyants flamants roses!!

    1. Ah bon, vous mimez les flamants roses? J’ai hâte de voir ça! 😂

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